data géant à la conférence tableau 2018

On vous a teasé et re-teasé et re-re-teasé avec des articles ici, ou encore là comme les pires p**** à clics, cette fois-ci plus question de se défiler, on vous en parle VRAIMENT. Que s’est-il dit à la #TC18Europe des « dashboard extensions » ? Qu’en retenir ?

 

Premièrement, intéressons-nous à l’envers du décor puisque dans les précédents articles on vous a surtout parlé de comment les extensions s’articulaient côté Desktop. Alors sans surprise, il va falloir remonter les manches de votre débardeur et mettre vos mains bronzées dans du CODE, oui du code. Car derrière il y a un webserver et les extensions sont développées en Javascript à l’aide d’une énièèèèèèmeeee librairie, celle-ci propre à Tableau. Vous retrouverez toutes les infos pour faire votre dev et votre debug ici. Bref, une fois que c’est fait, vous avez fait le plus gros du boulot, il vous reste à créer un petit fichier XML de paramètres avec l’extension « .trex » qui pointe sur votre server et HOP c’est réglé !

 

tableau dashboard extensions .trex

On était obligés…

 

Quoi ? C’est trop de travail c’est ça ? Bon, ben pour les flemmards, Tableau prévoit de mettre à disposition une galerie avec quelques extensions développées par ses partenaires (mais du coup hébergées sur les serveurs des partenaires susmentionnés). C’est bien, c’est pratique mais il ne faudra pas se plaindre des temps de réponse ! Ou si ça devient payant un jour…

Car pour le moment, de ce côté-là, c’est encore le flou artistique chez Tableau. A défaut d’avoir un business model, Tableau adopte la position du « wait & see » pour ce qui concerne la monétisation de ces extensions.

 

It’s all about the money

Présent lors de cet atelier dans le public, Ben Lower, Developer Platform Leader chez Tableau aka le chef des devs qu’on adore écouter dans la Dev On Stage version US, a tenté de clarifier la (non-)position de l’éditeur.

Ce qu’on en sait donc actuellement c’est que :

  • Tableau n’a pas encore de politique de monétisation de ces extensions et laisse le soin aux partenaires qui les conçoivent et les concevront de décider s’ils les rendent gratuites, payantes, en freemium…
  • Pas encore non plus d’information sur une éventuelle commission prise par Tableau (à la « Apple Store » par exemple) dans le cas où les extensions seraient payantes.
  • Les extensions disponibles dans la bibliothèque seront vérifiées par Tableau avant diffusion mais comme elles sont développées par des partenaires (a priori, pas d’extensions développées par des utilisateurs « lambda » dans la galerie), il y aura une certaine garantie de qualité.
  • Tableau a bien conscience que les utilisateurs et partenaires vont certainement développer des extensions « maison » qui ne seront jamais partagées et c’est très bien comme ça aussi.

Ce qu’on comprend surtout, en écoutant à travers les lignes (je vous laisse apprécier cette métaphore qui n’existe pas), c’est que Tableau attend de voir si les extensions payantes ont une chance de survie ou si la communauté va plutôt se tourner vers des extensions gratuites voire des développements « persos », qui seront utilisés pour répondre à des besoins identifiés et précis.

On ne va pas se mentir, on pense qu’il y a certainement un modèle économique qui se cache derrière l’oreille de Tableau. Reste à savoir lequel. Quoiqu’il en soit, l’éditeur nous a assuré que l’API et la librairie JavaScript resteraient ouvertes car l’objectif principal reste avant tout de te permettre à TOI public de répondre à TES besoins ; en particulier quand ceux-ci ne font pas partie de la roadmap de Tableau. Parce que finalement, c’est ça le plus beau dans les dashboard extensions : tu développes toi-même tes fonctionnalités au lieu d’attendre que Tableau le fasse !

C’est du win-win, surtout pour Tableau qui peut laisser ses devs se concentrer sur d’autres sujets, comme, je sais pas, moi, à tout hasard, Tableau Prep ?

On est taquins…

 

Premiers tests

…Mais on n’est pas radins ! Alors on vous offre un premier aperçu des extensions disponibles dans la galerie Tableau !

Button

  • Permet de créer des boutons pour les filtres, une alternative aux listes déroulantes & cie.

On peut y appliquer une couleur, un style, une multi-sélection ou sélection unique etc.  La mise en forme se fait avec des fonctions « bnt-*»  (voir la documentation pour la mise en forme des boutons).

 

Configuration

tabeau dashboard extensions bouton

 

Résultat

tableau dashboard extensions résultat bouton

 

Autorefresh

  • Permet de rafraichir automatiquement les données du dashboard en connexion directe. On peut moduler le temps entre chaque rafraichissement et également le mettre en pause.

Le rafraichissement est adaptable avec des paramètres reconnus immédiatement par l’extension comme le temps entre chaque refresh :

– autoRefresh_seconds : Integrer, value : 30 pour 30 secondes (initialement, l’extension est paramétrée sur 10 sec)

 

tableau dashboard extensions autorefresh

 

StarSchema (Tableau Usage Tracker) 

  • Permet d’étudier comment les utilisateurs consultent/interagissent avec les tableaux et d’analyser les résultats.

« Tableau Usage tracker permet de collecter de manière anonyme les données telles que les clics et modifications de filtre pour chaque utilisateur afin de créer de meilleures visualisations et d’optimiser les performances. » Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page Tableau Tracker.

 

tableau dashboard extensions starschema

 

Renseigner son ID de déploiement dans « Value » et sauvegarder cet Update.

Une fois le tableau publié, l’extension va envoyer les métadonnées personnalisées pour chaque interaction utilisateur.

 

Clear filters 

  • Permet de réinitialiser les filtres d’origine ou de revenir aux filtres précédents (option « revert »). Cette dernière option peut être paramétrée sur le filtre établi lors de la mise en place de l’extension en cochant « Set current filters as default ».

 

Configuration

 

tableau dashboard extensions clear filter configuration

 

Résultat

tableau dashboard extensions clear filter resultat

 

Data driven

  • Permet d’ajouter un paramètre dont le domaine est basé sur votre source de données.

Par ex : Si une nouvelle ligne de produits s’ajoute dans la base, plus besoin de modifier le paramètre à la main pour l’ajouter, l’extension permet de le mettre à jour automatiquement.

 

tableau dashboard extensions data driven

 

Il suffit de sélectionner son paramètre, sa data source et le champ que l’on souhaite récupérer automatiquement.

Cette liste n’est pas exhaustive, bien évidemment, et d’ailleurs, d’autres extensions ont été présentées lors de l’atelier « Developer Deep Dive on Dashboard Extensions » dont nous vous parlions plus haut.

Pour le moment, la galerie d’extensions n’est a priori pas ouverte au public, mais nous ne manquerons pas de vous en tenir informé.e.s !

 

 

 

Franck Nguyen

Hélène Trouvé

Clélia Boursin-Bellot